P>Je suis bruxelloise de naissance, j'ai grandi dans la région de Couvin mais je passais mes vacances chez des parents paternels à Marcinelle et Quaregnon ( Ces deux zones étaient les centres miniers importants à l'époque - j'ai cotoyé des mineurs dont de nombreux immigrés italiens et ai vécu quelques grandes grèves), je réside à Kampenhout depuis janvier, venant d'Anderlecht. Je suis une enseignante à la retraite, l'essentiel de ma carrière s'est déroulé en Côte d'Ivoire, comme fonctionnaire de l'Education nationale.
Je suis la grand-mère de 11 petits-enfants qui résident en Belgique, en Espagne et en Côte d'Ivoire.
Quelques lignes de mon parcours (assez long, je milite depuis l'âge de 11 ans)
- active à la JOCF (section du MOC) / proche du PC dans la région de Couvin, dirigé à l'époque par Jef Turf (directeur du centre de géophysique de Dourbes)
- membre de la délégation belge au Congrès européen JOC à Strasbourg en 1964
- active en mai 68 à Bruxelles (en tant qu'étudiante)
- responsable régionale du logement, commissaire aux comptes national puis présidente du Conseil d'Administration du SYNESCI (Syndicat National des Enseignants du Secondaire de Côte d'Ivoire), postes électifs
Le Synesci a été le fer de lance de l'ouverture démocratique en Côte d'Ivoire.
Suspendue de fonction (et de traitement) durant trois ans à la suite de l'organisation d'un congrès extraordinaire interdit par le gouvernement, réhabilitée à la suite d'une plainte auprès du BIT
- Pendant la période de suspension, fondatrice et chef d'entreprise d'une petite société de communication, maître de stage de nombreux étudiants en BTS et Master Communication et Marketing
- Membre du Bureau Exécutif National du Parti socialiste ivoirien
- Paysanne : sur une plantation en forêt tropicale (café, cacao, hévéa, cultures fruitières et vivrières)
- En Belgique (où je suis revenue en 2003 à cause de la guerre en Côte d'Ivoire) : participation aux activités du PH, UAG, aujourd'hui membre du Comité national du CAP
- membre d'ATTAC AB2 et du Forum social bruxellois
- En Côte d'Ivoire, co-fondatrice et présidente de la Fédération Internationale pour le Développement, la Paix et la Solidarité (FIDEPS), qui compte 300 associations de base réparties sur tout le territoire ivoirien et une représentation en Belgique, Acibel
- Dans le cadre de cette fédération, initiatrice d'un vaste projet de développement local /écologique dans la région de Dahili en Côte d'Ivoire
- Initiatrice et co-gestionnaire de la Maison de la Solidarité, ouverte aujourd'hui 29 mai 2010 place St Géry (pas encore aménagée), fruit de la coopération entre plusieurs associations et mouvements citoyens
Je ne me suis pas exprimée en public durant la campagne parce que le CAP a mandaté des porte-paroles et que j'adhère au programme commun FDG; je ne cherche pas à me "positionner" mais à participer activement à la construction d'un autre monde conforme à nos idéaux, l'essentiel pour moi est de faire passer les idées pour une transformation en prodondeur de nos sociétés, pas de faire la promotion de personnes; je combats vigoureusement le culte de la personnalité et privilégie l'action collective, par choix et conviction, pas parce que je manque d'assurance ou de personnalité.
Je suis de la gauche radicale par conviction, parce que le système capitaliste est destructeur des valeurs auxquelles j'adhère : dignité de la personne, respect de la vie sous toutes ses formes, respect de la nature, partage équitable, solidarité active entre les humains. Aux représentations médiatiques (nécessaires), je préfère l'action sur le terrain, avec les gens, couplée à la réflexion et à l'analyse prospective.
Je fais confiance aux gens et à leur bon sens, pour prendre des initiatives, ensemble, et trouver des solutions à nos problèmes; je suis néanmoins convaincue que les intellectuels sont des guides incontournables pour analyser les problèmes, éclairer l'opinion et clarifier le discours, des étapes indispensables pour des actions efficaces et durables.
Regrets : que les gens les plus importants au sein de l'humanité, soit les paysans et les artistes, soient les grands oubliés de cette campagne électorale.
Michele Save
PS 6 juin...
"j'aime le CAP parce qu'il s'y trouve justement des gens "vrais" qui ne cherchent pas à paraître ou à émerger personnellement mais qui croient en ce qu'ils disent et sont motivés pour le combat du mieux-être pour tous. Personne n'est parfait évidemment.
J'ai 65 ans et si mes souvenirs sont exacts, c'est le même type de personnes qui ont fait le succès des socialistes, des gens authentiques qui savaient parler au coeur des gens. C'est ce qui a manqué aux communistes : trop de dialectique, trop de dogmatisme, pas assez d'émotions, trop éloignés du vécu des gens (à quelques exceptions quand même). La solidarité active est aussi l'une des conditions pour qu'on nous prenne au sérieux et le CAP le fait au moins en soutenant activement tous les travailleurs en grève."